Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

Un petit passage furtif pour faire un petit point.

De la natation, toujours de la natation, à raison de 3 séances par semaine; une reprise en douceur de la course à pied avec un genou toujours en rééducation mais qui se fait de moins en moins entendre; des changements physiques (et qu’est ce que c’est motivant!), une tête plus reposée: « un corps sain dans un esprit sain »!

Bref, que du positif🙂

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Été = maillot de bain

Vous l’aurez compris, je me suis réconcillée avec la natation que je pratique à nouveau de manière régulière depuis presque 2 mois. De plus, le diagnostic de mon genou est tombé: syndrome fémoro-patellaire (ou rotulien), avec de la rééducation et petite pause dans la course à pieds avant nouvel avis du médecin. Du coup je compense avec la natation, moment qui reste un réel plaisir pour moi, en y allant assez souvent (4 séances prévues cette semaine).

Evidemment, on est jamais réellement à son avantage en allant nager: bonnet de bain qui nous donne une tête de gland (pardonnez moi l’expression), lunettes qui nous écrasent le visage et nous laissent de jolies marques rouges, maillot de bain tout triste speedo..
Mais voilà, l’été arrive et toutes les marques nous proposent de jolis maillots de bain pour pouvoir en profiter au bord de la mer des caraïbes (ou de Brest, ça dépend de comment vous voyez les choses). Du coup, c’est l’occasion pour nous les filles d’en profiter ! Voici ma petite sélection de maillots de bain qui me font de l’oeil:

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H&M, 24,99€

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Oysho, 39,99€

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asos, 193,99€ (au secours le prix)

image1xxl (1) image2xxl (1)asos, 38,99€

S6641H00L-J11@5Shiwi, 40€

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adidas, 45€

Paye ta douleur au genou

tumblr_inline_n3ahncbYg81rz810mJe dois vous avouer que ce mois ci je n’ai pas vraiment couru. Je privilégie plutôt la natation, et je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment (exams, boulot, divers entretiens etc). De plus, la non sportive que je suis et qui met son corps a rude épreuve depuis 3 mois est en train de connaître un problème que beaucoup de sportifs rencontrent: la blessure. « Blessure » est un bien grand mot, mais il est vrai que je me traîne depuis 3 semaine une jolie douleur au genou droit au niveau de la rotule: ça tire quand je plie la jambe, c’est très désagréable, parfois ça me réveille la nuit. RAS pendant l’effort, mais ça repart de plus belle dans les jours qui suivent.

Evidemment, j’ai fait ce qu’il ne faut pas faire: j’ai regardé sur internet. A priori je ne vais pas en mourir dans les jours qui suivent: « Syndrome rotulien » semble le plus correspondre à mes symptômes. Pas de repos total imposé, mais kiné et genouillère pendant l’effort. Mais avant de faire des conclusions hâtives, rdv chez le médecin qui m’a prescrit une radio (lui pense à une luxation), et kiné selon les résultats. En attendant, je tente de forcer le moins possible. Ça serait bête de s’arrêter en si bon chemin.

Affaire à suivre…

Et vous, avez vous déjà eu ce genre de douleur?

Premier bilan après 1 mois de natation

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Voilà, je me suis (à nouveau) jetée à l’eau il y a un mois: j’ai repris la natation. En effet, j’en faisais pas mal étant petite, avec plutôt un bon niveau mais j’ai arrêté arrivée au lycée. Après ma remise – ou plutôt mise – au sport et notamment à la course à pieds, j’ai décidé de reprendre la natation, car malgré le fait que je traînais les pieds pour y aller lorsque j’étais plus jeune, cela me faisait beaucoup de bien.

Après un mois et 9km de brasse, le bilan est plus que positif. Je m’y rends 1 heure, une à deux fois par semaine, je ne vois pas le temps passer, ça me fait un bien fou et je ressors la tête totalement vidée. De plus, la natation est excellente en complément de la course à pieds, et en un mois j’ai pu voir un grand changement. Bon d’accord, vous allez me dire que lorsqu’on débute la course à pieds les progrès sont fulgurants, mais là, j’ai vraiment l’impression que la natation a contribué à quelque chose: je souffre moins en courant (lorsqu’on part de zéro les jambes fatiguent vite!), je me sens plus endurante, bien dans mon corps, comme si il était renforcé, et ma vitesse s’est améliorée. Bref, c’est tout bénef’ !

Chaque semaine je cale ma séance de natation (ou deux si possible) et je ne veux absolument pas la louper, car c’est toujours un plaisir pour moi de me rendre à la piscine. Pour l’instant je me contente de la brasse car je ne sais plus placer ma respiration en crawl, et attendant de prendre un ou deux cours pour résoudre ce problème, je me suis acheté des palmes pour renforcer mes jambes. Belles séances en perspective!

Où courir quand on est une fille?

tumblr_n0tr8gwh5j1s22klwo1_500La question que je me pose toujours lorsque j’envisage ma prochaine sortie: où vais je courir?

Je vis en banlieue et, profiter des parcs, des promenades ou des bois parisiens demande pas mal de logistique (et ne peut pas constituer l’essentiel de mes petits run). Du coup, je dois me résoudre à courir la majorité du temps aux alentours de chez moi (je ne vous cache pas que ça ne fait pas toujours rêver) et ça devient un réel casse-tête de trouver un itinéraire pas trop craignos.

En effet, les joggeuses assassinées ont souvent fait l’objet des rubriques faits-divers, sans compter de toutes celles dont on ne parle pas: emmerdes, agressions, ou pire encore. Certes, ces faits sont très rares si on les compare au nombre de femmes qui courent sans rencontrer de soucis, mais il suffit d’une fois..

Bien sûr, il ne faut pas tomber dans la psychose, mais en tant que femme je me sens plus vulnérable lorsque je cours et je garde toujours cela dans un coin de ma tête (pas de me faire tuer demain en courant non, mais d’être emmerdée plutôt).

Mais alors: où courir? Deux solutions:
courir en bord de route, là où il y a éventuellement du passage. Mais de ce fait on est vite repérable et plus en proie aux emmerdes (déjà que se faire klaxonner peut vite devenir gonflant)
courir sur des chemins plus isolés. Mais en cas de pépin on est vraiment seule.

Alors, certes, il y a des principes de sécurité à respecter: éviter de courir la nuit, prévenir quelqu’un de notre sortie et itinéraire, toujours avoir son téléphone sur soi, baisser la musique dans les zones moins fréquentées.. Malgré toutes ces précautions, rien n’empêche d’être au mauvais endroit au mauvais moment.

J’avoue que les petits chemins à travers les champs me donnent vraiment envie, tout comme les grandes forêts de l’Oise, mais il est clair que pour une femme ce n’est pas vraiment raisonnable, et pourtant, tellement le font…

Courant toujours toute seule, je me contente pour l’instant de prendre des itinéraires qui longent les routes (ça fait rêver j’vous le dis!), dans des zones pavillonnaires (quoique vraiment pas fréquentées, et au final ça reviendrait au même de courir en forêt!), ou sur Paris dès que l’occasion se présente. Mais en rallongeant progressivement la distance cela devient de plus en plus problématique: 10 fois le tour du pâté de maison pour 4km, chouette! Je sais qu’il faudra que je songe à une solution, d’autant plus que l’appel des petits chemins de campagne sont de plus en plus forts avec l’arrivée du beau temps…

Et vous les filles, où courrez vous? 
Et y en a t-il parmi vous lecteurs runneurs (au masculin) qui se sont déjà sentis vulnérables lors d’une sortie?

Ma semaine sportive

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  Lundi: sortie de 25 minutes sous un soleil de plombs, avec un point de côté présent tout le long, des douleurs un peu partout et une route chiante à mourir. 30 minutes de training à la maison.

Mardi: repos.

Mercredi: repos.

Jeudi: 5 kilomètres au Parc de Saint Cloud.FullSizeRender

Vendredi: 45 minutes de natation juste avant de filer au boulot

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Ca donne envie de courir non?

Samedi: sortie de 30 minutes dans l’Oise: sans musique, sans rien, juste le bruit des oiseaux, de l’eau, des branches qui craquent et des feuilles qui bougent avec le vent. Au top !

Dimanche: 50 minutes de natation pour bien terminer la semaine !

Marathon de Paris ( + ma semaine sportive)

Dimanche 12 avril 2015, Marathon de ParisIMG_5488

J’ai pu assister au marathon de Paris 2014, ma toute première course en tant que supportrice qui eu l’effet d’une révélation chez moi: je suis tombée amoureuse de l’ambiance des courses (je reviendrais là dessus prochainement).

Du coup je voulais absolument revivre l’expérience « Marathon de Paris » (puis quand on est parisienne, c’est bête de s’en priver).

Je me suis donc rendue à Bir-Hakeim IMG_5482(tout comme l’année dernière mais cette fois ci c’était pour des raisons pratiques/stratégiques/rer). Postée au « mur du 30e km », j’ai de suite profité de l’ambiance, pris des photos et encouragé les futurs finishers qui visaient les 4h. A côté de moi un petit papi avec sa femme, sa fille et ses petits enfants, qui ont l’air d’attendre le passage de quelqu’un. Puis arrive un coureur qui passe, les embrasse chaleureusement et continue sa route pour terminer ces 42,1km, plein d’étoiles dans les yeux et totalement reboosté: la magie de la course! J’en avais presque les larmes aux yeux (oui je suis émotive je sais).
Puis j’ai vu passer Carole, et Emir quelques dizaines de mètres derrière elle, des lapins runners. Puis j’ai vu Anne (Anne&dubndidu), puis ensuite Elise (Thank God I Run), que j’ai toutes deux encouragé fortement lors de leur passage.IMG_5479

Je reculé vers le 29e km, où j’ai sympathisé avec une nana, finisher de l’édition précédente, qui comme moi n’attendait personne et venait simplement pour encourager les coureurs. Après une heure sur place, retour à la maison: il est déjà 13h, et aux alentours du ravito du Trocadéro beaucoup de gens marchent, ont les traits tirés, ou sont totalement dans le mal…

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Bravo à tous les finishers du marathon de Paris, et même à ceux qui ont essayé.

Bravo aussi aux bénévoles, aux speakers, mais aussi à tous ces gens qui se sont levés dimanche pour encourager les coureurs (et je pense que c’est très important d’être encouragé durant ces 42 km..). Bon je n’évoquerais pas les supporters cons (genre ceux qui se mettent devant les « murs » du 30e sur le parcours, et qui ne veulent pas bouger lorsqu’on leur dit qu’ils n’ont rien à faire là), et les cons tout court, comme la nana qui traverse le parcours avec une poussette en toute tranquillité.

Et sinon cette semaine…

Lundi: REPOS (mérité après un week end de travaux)photo 1 (1)

Mardi: 5km en 32min + 45min de training + blues de l’apprentie sportive qui réalise que sa ville toute pourrie n’est pas terrible pour courir et qu’il va donc falloir trouver une solution lors de l’augmentation des distances..

Mercredi: 30 minutes de training sur mon tapis

Jeudi: REPOS. Bien que ce n’est pas l’envie qui manquait. Mais pas raisonnable: jambes lourdes et méga mal de pieds après avoir passé mon temps debout à piétiner au boulot. Du coup: magasins pour achats sportifs compulsifs.

Vendredi: Salon du running. L’année dernière j’y étais lorsque ça s’appelait encore Running expo. photo 3Mon premier contact (de loin) avec le monde du running en somme. C’était à l’époque bien plus petit, la cible étant principalement les futurs marathoniens qui venaient retirer leur dossards (j’avoue avoir porté le fameux petit sac vert tout le temps du salon avec beaucoup de fierté). Vu l’ampleur du phénomène de mode qu’est devenu le running, les organisateurs ont profité de l’occasion pour agrandir le salon, avec plus d’exposants, plus de marques, plus de tout. Du coup j’y suis retournée cette année, pour me balader, sans retirer de dossard cette fois ci. Mais voilà, un vendredi après midi, beaucoup de monde, pas tellement ce que je préfère. J’ai tout de même eu le plaisir de croiser Clémence de RunningLicious, afin de l’encourager à deux jours du marathon.

Après ce salon direction le Bois de Vincennes, sous un beau soleil, pour une sortie de 40 minutes.photo 4

Samedi: 1,1km de natation (et toujours autant de plaisir pendant 40 minutes).

Sport et mode de vie

Le course à pied et le sport de manière générale nécessitent une vie saine, équilibrée et surtout une bonne hygiène de vie – ce qui n’est pas du tout mon cas actuellement. 3 points sont particulièrement importants pour mettre toutes les chances (et son corps) de son côté, surtout si on veut pratiquer le sport dans la durée et obtenir des résultats.

Oui bon, n'abusons pas non plus.

Oui bon, n’abusons pas non plus.

L’alimentation: je ne mange absolument pas de manière « saine » ni équilibrée. Je ne suis pas gourmande, sauf quand il s’agit de fromage et de charcuterie, et c’est bien ça mon problème. Dans la vie il y a deux types de nanas: celles qui mangent correctement et prennent des kilos au moindre écart, et celles qui mangent n’importe comment et ne prennent pas un gramme de graisse (détestées par le premier type): je fais partie de celles ci. Du coup, je ne me suis jamais privée de quoique, je mange comme je l’entends et surtout ce qui me fait plaisir: j’ai banni les légumes de mon alimentation (parce que bon, niveau goût on fait mieux), et au fil des années je suis devenue totalement rigide niveau alimentation, si bien que maintenant je mange toujours quasiment la même chose: des pâtes avec du fromage, ou plutôt du fromage aux pâtes (90% de mes repas). A côté de ça je ne petit déjeune plus, j’ai la plupart du temps un appétit d’oiseau et saute régulièrement des repas, sans que mon estomac me réclame quoique ce soit. Pas terrible comme bilan.

L’hydratation: je bois très peu, en moyenne un ou deux verres d’eau avec un peu de sirop par jour (et parfois je ne bois pas de la journée). Pas bien du tout.

Le sommeil: depuis quelques mois je dors très mal. Je mets des heures à m’endormir, et j’ai un sommeil plutôt agité. Je fais des nuits de 4h-5h et ce sur 3-4 jours d’affilés. Autant dire que je suis exténuée en permanence et que je carbure au café pour tenir la journée. Heureusement que j’ai de longs week-end pour pouvoir récupérer, avec des longues grasses matinées sans réveil.

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Vu le tableau que je dresse là on peut deviner que je ne vais pas faire long feu ni tenir longtemps. Je sais que mon corps va me le faire payer tôt ou tard (si ce n’est déjà maintenant): points de côté, carences, douleurs, aucune forme, blessures, perte de motivation…

Mais heureusement, tout n’est pas perdu d’avance, et le commencement d’une pratique sportive peut aussi amener à des changements (nécessaires) pour avoir une bonne hygiène de vie ! Magique! Motivation quand tu nous tiens !

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Reconnaissez que c’est quand même sympa avec un bon verre de vin.

En ce qui concerne mon manque de sommeil il est difficile d’arranger les choses: mon petit moment de sport quotidien, aussi minime soit-il, enfonce le clou et exacerbe ma fatigue. Mais grâce à mes petits efforts, il m’arrive parfois de m’écrouler dans mon lit à 21h, sans que je mette 3h à m’endormir.
J’ai fait l’expérience lors de mes premières sorties running des fameux points de côté. Du coup je me force à boire plus, et me motive la journée en vue de ma sortie du soir. Je ne suis pas encore au litre d’eau recommandé par jour mais il y a du progrès!
Enfin l’alimentation est le point sur lequel je ne me forcerai pas ou je ne me mettrai jamais la pression. Je préfère encore manger mes pâtes au fromage que me forcer à avaler quelque chose qui ne me plait pas. Cependant naturellement je commence à me tourner vers autre chose, d’autres plats, et même les légumes! Du coup depuis une semaine je me surprend à manger autre chose que mes pâtes et mon fromage (victoire!).

Ma semaine sportive

Allez, faisons comme tout le monde !

Lundi:
Sale temps dehors, pas tellement de motivation, mais je mets un bon coup de pieds aux fesses. Sortie de 25 minutes, mal aux chevilles. Petit training ensuite de 15 minutes qui se conclu brutalement par « oh la flemme ».

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On peut dire que j’ai fais un marathon non?

Mardi:
Culpabilisant de mon manque de volonté de la veille, c’est avec enthousiasme que j’ai sorti mon tapis (beau soleil dehors mais trop de vent, je ne voudrais pas aggraver mon petit rhume – non mais quelle chochotte). Résultat 30 minutes intensives avec de nouveau exercices.

Mercredi:photo 1
Repos. Mais journée sur le thème du sport car j’ai fais la rencontre de la sympathique et jolie Anne (Anne&Dubndidu), qui proposait une rencontre au Café Pinson dans le 3e arrondissement de Paris, pour la sortie de son livre. Nous avons donc, pendant environ 1h, papoté course à pied, yoga et sport plus généralement. C’était super chouette et surtout c’est le genre de rencontre qui motive encore plus !

Jeudi:
Le grand jour: achat de nouvelles running pour remplacer mes vieilles Asics (neuves mais datant de 2008 tout de même). C’était le deal: si je me tenais à ma nouvelle résolution sportive, je me prendrais une paire de basket sympa et toute neuve à la fin du mois. Chose faite ! Cet achat me rend d’autant plus ravie que ça prouve que je n’ai pas lâché et que je suis loin d’arrêter ! Du coup pour sympathiser avec ma nouvelle paire (on reste chez Asics), j’ai fais une petite sortie de 4km soit 25min. Pleine d’énergie et de motivation j’ai enchaîné sur un training d’un peu plus d’une heure.

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Avec mes jolies baskets!

Vendredi:
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Samedi:
40 minutes de natation soit 1,1km en brasse coulée. J’avais oublié à quel point ça faisait un bien fou de nager! Désormais j’aimerais aller à la piscine nager 1h par semaine si mon emploi du temps me le permet.

Dimanche:
REPOS mais 3 heures de peinture intensive de murs de chambre. Mes mains et mes épaules se font sentir aujourd’hui…

CR d’une supporter de la SaintéLyon 2014

saintelyon2014En parcourant la blogosphère des runners je suis tombée sur pas mal de CR de la SaintéLyon, ce qui m’a donné envie d’écrire mon compte rendu de cette course que j’ai vécu en tant que supportrice. J’ai assisté à beaucoup de courses lors de l’année 2014 mais la SaintéLyon est, je pense, celle que j’ai le plus appréciée, de par la course en elle même (qui change du semi ou du marathon « classique »), et car ce fut une course riche en émotions (et assez éprouvante au final). Et c’est donc avec nostalgie et beaucoup d’émotions que je vais tenter de vous raconter ma SaintéLyon.

Il était donc prévu que j’accompagne monsieur à Lyon à l’occasion de la course. Pour être plus libres de nos déplacements et pour que je puisse le suivre sur le parcours durant la nuit, nous avions décidé de descendre de Paris en voiture, dès le vendredi, ce qui nous laissait l’occasion de nous promener, nous reposer mais aussi de profiter de la Fête de Lumières qui se déroule au même moment. Toute excitée en vue de cette course plutôt prometteuse qui allait changer de l’ordinaire, j’avais préalablement regardé via le site de la SaintéLyon les points de vue accompagnateurs ainsi que tout le côté « logistique » du déroulement de la course pour pouvoir en profiter un maximum (supporter quelqu’un sur ce genre de course demande pas mal d’organisation!).

Samedi 20h,
direction Gérland pour le départ des navettes prévu à 21h vers Sainte Catherine pour la SaintExpress (44km). Nous avons seulement 3km mais nous prenons de la marge: arrivés au croisement de la rue menant au stade nous tombons dans un bordel pas possible: rue bloquée, parking du stade totalement bouché et voitures garées n’importe comment et n’importe où. Par chance je trouve une place rapidement. Nous nous rapprochons de l’heure du départ des navettes, le stress monte. L’ambiance est assez détendue voir euphorique chez certains coureurs. Les gens sont en groupe, en famille, ou en couple. Lui est tout seul (ou du moins avec moi qui a l’air de tout sauf d’une nana qui va se farcir 44km: manteau, écharpe, jean et bottes..). Après un cafouillage de 20 minutes avec des navettes qui sont toutes complètes, il parvient à trouver une place. Un bisou, un encouragement, et je m’en vais.

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Côté « touristique » de la SaintéLyon

Ayant tout calculé pour tenter de le voir sur le parcours, c’est vers minuit (après une balade dans un centre de Lyon archi bondé) que je prends la route direction le « point de vue accompagnateur » à Rontalon. Le GPS m’indique 30 minutes de trajet, mais c’était sans compter toutes les routes fermées aux alentours de Soucieu-en-Jarrest, ville de l’un des départs de la course en relais. Un bénévole m’indique de passer par un petit bled, indication que je suis, mon GPS me disant de faire demi tour. S’en est suivi 30 minutes de petites routes, de lacets, moi ne faisant pas la fière à 20km/h (dépassée par des autochtones qui roulent à 90km/h dans les virages), le tout à 1h du matin. J’arrive enfin à Rontalon, et là, stupeur: un petit bled mort, vide (même pas un café!), sans « accompagnateurs », ni coureurs, ni l’ombre d’un passage d’une éventuelle course. Un mec se gare pour rentrer chez lui à ce moment là, et je lui saute immédiatement dessus pour savoir si il a des renseignements sur la course (une nana seule qui va parler à un inconnu dans un bled paumé à 1h du matin, en y repensant c’est du grand n’importe quoi). Il sait seulement que les années auparavant la course passait en contre bas du village. Je regagne ma voiture, étudie à nouveau le parcours du roadbook en le comparant à une carte routière, pour voir où je peux rattraper la course (je me demande bien d’ailleurs sur quelle carte les organisateurs se basent pour faire leur parcours, tellement celui ci comporte des incohérences). Je ne désespère pas et décide de reprendre la route.

Je roule, et sur une petite route de campagne, dans la nuit noire, je tombe sur deux mecs en train de marcher, lampe frontale vissés sur la tête (des coureurs?). Je les accoste et leur demande si ils participent à la course: « non, on va sur le parcours qui est un peu plus loin là bas ». Bon ok, j’étais prête à garer ma voiture là au milieu de nul part et de continuer à pieds avec eux mais je me suis ressaisie. « Ok merci! » Je continue mon chemin, roule plusieurs km, toujours rien. A un moment je décide de prendre un petit chemin qui indique la direction d’un village que j’avais vu sur le parcours. La route est de puis en plus étroite, dangereuse, et après plusieurs centaines de mètres de décide me stationner sur le côté. « Bon ça fait 1h que je roule, je suis totalement perdue dans une campagne que je ne connais pas, impossible de tomber sur le parcours, peut être qu’ils courent EXCLUSIVEMENT sur des petits chemins qui sont inaccessibles au public, j’aurais essayé mais tant pis, je rentre sur Lyon! ». Et c’est en tournant la tête sur ma gauche, que j’ai aperçu tout d’un coup, sur le flan de montagne à quelques kilomètres de là, dans la nuit la plus totale, une nuée de petites lumières scintillantes! Comment vous dire, c’était magique! J’étais émerveillée tellement c’était beau, j’avais l’impression d’être dans un film! Le genre de chose qu’on ne voit jamais en somme. Toute souriante et ravie d’avoir eu un petit aperçu de la course, je décide de rentrer sur Lyon, car le parcours est éloigné et de toute manière j’ai certainement loupé Monsieur. Je reprends la route sur le petit chemin escarpé et 500 mètres plus bas je tombe sur la course ! J’arrête immédiatement la voiture, coupe les phares, et m’approche au plus près des coureurs. 3 mecs discutent sur un tracteur, je les salue: certainement des habitants du petit hameau devant lequel je me trouve et que les challengers traversent. Je prends quelques photos, ouvre bien les yeux pour tenter de voir le passage de Monsieur, que je suis en direct via le site (checkpoint tous les 7km). L’ambiance est incroyable, un silence de mort règne, seul le bruit des baskets sur le bitume résonnent dans la nuit noire. Le silence est tel que je n’ose prononcer des mots d’encouragements. On est aux alentours du 15e kilomètres, certains sont déjà dans le dur. Il y a ceux qui marchent, ceux qui vont pisser dans un coin pas loin de moi, ceux qui courent seuls, concentrés, ceux qui sont en groupe, discutent et s’encouragent. Parfois c’est une 20aine de secondes qui séparent un groupe de coureurs d’un autre. Je savoure ce moment assez particulier et magique, ce silence, et l’énergie que dégage les challengers. Il fait froid et au bout de 30 min je check sa progression: il a déjà passé le checkpoint de Soucieu en Jarrest depuis 20 minutes, je ne l’aurais pas vu mais pas grave, j’ai passé un moment assez extra ordinaire!

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Pas facile de prendre une photo potable quand on a oublié son trépied..

Je retourne à la voiture, fais demi tour et reprend la route, en ne repassant par Rontalon. Après à peine 3 kilomètres je tombe nez à nez avec les coureurs qui traverse la départementale (ça alors!)! Je vois un homme en retrait, il me dit que pour lui la course s’est terminé: il s’est tordu la cheville. Je le félicite tout de même, et attends unIMG_5312 moment de creux dans la course pour pouvoir passer en voiture. De là je me stationne de suite sur le côté, où il y a déjà quelques voitures: cette fois ci et à cet endroit du parcours je ne suis pas la seule supporter. 7-8 personnes sont là, à encourager chaleureusement les coureurs. Je fais de même, les coureurs, qui commencent sérieusement à avoir les traits tirés et de plus en plus marqués, nous remercient: j’adore ces moments là où je me dis que la course à pied/trail reste un beau sport et un sport humain! Au loin on peut voir une des petites lumières qui zigzaguent en descendant de la montagne, comme des lucioles. Le spectacle est magique. J’ai des étoiles dans les yeux, je prends des photos, des vidéos, je profite de l’ambiance (qui est tout à fait différente que celle dans le petit village juste auparavant). J’ai envie de courir avec eux, de les accompagner, de les encourager le plus possible, d’être pleinement avec eux. Je sais que je ne verrais pas monsieur, il est déjà passé depuis longtemps mais j’encourage tous ces coureurs pleins de force et de courage dont je suis totalement admirative (et encore plus à ce moment là!). Le froid à raison de moi, je reprends la voiture pour rentrer sur Lyon.

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Il est un peu plus de 3h du matin quand j’arrive à Gerland. Je m’installe dans les gradins, en attendant patiemment l’arrivée de monsieur, j’assiste aux premières arrivées de la course. J’ai un bouquin, mais je commence à fatiguer et à avoir froid, du coup je check régulièrement sa progression et calcule le temps qui me reste à attendre: environ 2h30. Outch, la nuit va être longue.photo (1)

Aux alentours de 4h30 du matin, je reviens sur mes calculs, et je m’aperçois que je me suis trompée « Il devrait ne plus être trop loin, il ne faut pas que je loupe! ». Cependant le dernier checkpoint à Lyon n’apparaît toujours pas, ce qui me vaudra plusieurs minutes d’inquiétude (il apparaîtra au petit matin, bug du site..). Je vais donc rapidement près de l’arche d’arrivée, et 3 minutes plus tard soit presque 4h35 après le départ je le vois passer l’arrivée (vivant!), totalement à l’ouest, avec sourire béta, quasi euphorique, qui tente de rassembler toutes les émotions qu’il a vécu durant cette nuit. A ce moment là je suis envahi d’un énorme sentiment de fierté, toute aussi euphorique que lui: il l’a fait!

Nous allons direction la grande tente sous laquelle un repas chaud (et bon!) et distribué. Les bénévoles, toujours aussi adorables, me propos ent de manger aussi, ce que je refuse pour laisser à ceux qui en ont réellement besoin après un tel effort, et prend à la place un bout de fromage, du pain et un thé. On récupère le sac, allons vite jusqu’à la voiture garée juste à côté, je lui donne une couverture chaude dans laquelle il peut s’enrouler dans la voiture (après la retombée des émotions il a été transis de froid en une seconde). Je suis impatiente qu’on se raconte notre nuit, sa SaintéLyon et la mienne.